Mercredi 12 octobre 2005 3 12 /10 /Oct /2005 00:00

ETAT DES LIEUX 

Le riz constitue l’essentiel de l’alimentation des paysans. La production annuelle suffit à peine à couvrir les besoins pendant 4 mois pour certains d'entre eux. Les quelques cultures de contre-saison ne suffisent pas à combler ce besoin. Pendant la période de soudure, ils sont alors obligés d'acheter le riz à prix fort et de s'endetter. De nombreuses activités agricoles sont donc souvent orientées vers la satisfaction de besoins financiers immédiats: ils convertissent par exemple des plantations d’arbres en charbon vendu en ville. L’utilisation abusive de ces plantations contribue du reste à la dégradation de l’environnement, avec comme conséquence immédiate le déclin de l’apiculture, qui est pourtant une activité traditionnellement lucrative du village.

Aussi, pour réduire l’insécurité alimentaire, il convient:

              1/ d'améliorer la productivité rizicole                                                               

              2/ de diversifier les cultures

              3/ d’agir en faveur du reboisement de changer les habitudes alimentaires.

La population est ancrée dans leur tradition agricole. Aussi, faut-il les sensibiliser aux changements et les motiver pour les amener à adopter de nouvelles habitudes alimentaires et des techniques modernes de culture, mais faut-il également leur enseigner les techniques, leur fournir les plants, les semences et les moyens nécessaires.

RIZICULTURE 

L'amélioration de la productivité rizicole et la diversification des cultures sont donc essentielles ; mais il faut convaincre les villageois par des résultats visibles.

Des opérations pilotes de culture intensive de riz seront donc mises en œuvre sur de petites parcelles de paysans volontaires, à titre de démonstration. S'agissant de l'amélioration de la productivité rizicole, des opérations pilotes de culture intensive de riz seront mises en œuvre sur de petites parcelles, à titre de démonstration.

Afin d'assurer l’obtention de résultats significatifs, les principes suivants seront appliqués : 

1/     identifier les paysans pilotes qui acceptent que l'on fasse la démonstration des
     nouvelles techniques sur les terres qu'ils cultivent. Le choix sera défini après évaluation
     du système de métayage ;
2/     fournir le matériel et l’outillage indispensables ;
3/     donner les semences sélectionnées, les plants ainsi que les engrais ;
4/     engager une ONG spécialisée pour l’étude, la formation et le suivi de l’opération ;
5/     faire réserver une partie de la production pour les semences de la prochaine campagne.
 
CULTURE DE CONTRE SAISON

A la suite de l’étude réalisée par l’ONG FAFIALA, il a été décidé de démarrer ces cultures de contre-saison de pommes de terre et de haricots en juin 2005 sous la conduite et la supervision d’un technicien agricole. Une trentaine de paysans sont concernés par cette opération. Les premiers résultats obtenus semblent prometteurs et doivent être mis à profit pour améliorer les cultures et les étendre en fonction des besoins. Les résultats de l'opération encouragent les villageois à poursuivre dans ce sens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par P & A - Publié dans : Opérat° Agriculture et Environnement
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