Dimanche 22 juin 2008
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L'association garde l'objectif de rendre la gestion de la cantine scolaire aux villageois. La cantine doit donc à terme, être autonome et s'alimenter des légumes
produits par le jardin scolaire.
En fait, il donne quelques produits (brèdes, pommes de terre, haricots carottes), mais pas encore suffisament. Ce projet nécessite l'investissement de tous, faute de quoi les repas ne pourraient
plus être assurés. Cela a été rappelé lors des réunions et un nouveau bureau de l'association des parents d'élèves a été mis en place en mars.
Les résultats ne se sont pas faits attendre et ont été visibles lors d'une visite le 14 juin: le jardin scolaire est entretenu et produit bien; les petits pois , les
carottes poussent .
Un technicien agricole assure la formation et le suivi du potager et de la culture du riz. Le dernier cyclone a affecté la production, mais l'expérience mérite d'être poursuivie.
De plus, fin 2007, un poulailler a été installé en arrière d'une maison rénovée avec 25 poules pondeuses; actuellement, les poules pondent une vingtaine d'oeufs par jour
et fournissent la cantine; durant les vacances, la production sera vendue au marché de Tana.
En décembre, un bassin pour la pisciculture a été réalisé pour accueillr des alevins. Les poissons grandissent. Notre objectif est de fournir des protéines aux repas scolaires
Mercredi 11 janvier 2006
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Pour palier à la famine, nos associations ont incité le village à aller vers la diversification de sa production agricole. Les premiers essais sont encourageants: la culture de pommes de terre menée sur une petite parcelle a donné de bons résultats, malgré les conditions difficiles dues à des terres inondées par une pluie importante pour la saison. La population semble convaincue et veut continuer à développer cette activité, destinée principalement à la vente sur un marché local.
Par Pascale et Alain
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Publié dans : Opérat° Agriculture et Environnement
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Mercredi 12 octobre 2005
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ETAT DES LIEUX
Le riz constitue l’essentiel de l’alimentation des paysans. La production annuelle suffit à peine à couvrir les besoins pendant 4 mois pour certains d'entre eux. Les quelques cultures de contre-saison ne suffisent pas à combler ce besoin. Pendant la période de soudure, ils sont alors obligés d'acheter le riz à prix fort et de s'endetter. De nombreuses activités agricoles sont donc souvent orientées vers la satisfaction de besoins financiers immédiats: ils convertissent par exemple des plantations d’arbres en charbon vendu en ville. L’utilisation abusive de ces plantations contribue du reste à la dégradation de l’environnement, avec comme conséquence immédiate le déclin de l’apiculture, qui est pourtant une activité traditionnellement lucrative du village.
Aussi, pour réduire l’insécurité alimentaire, il convient:
1/ d'améliorer la productivité rizicole
2/ de diversifier les cultures
3/ d’agir en faveur du reboisement de changer les habitudes alimentaires.
La population est ancrée dans leur tradition agricole. Aussi, faut-il les sensibiliser aux changements et les motiver pour les amener à adopter de nouvelles habitudes alimentaires et des techniques modernes de culture, mais faut-il également leur enseigner les techniques, leur fournir les plants, les semences et les moyens nécessaires.
RIZICULTURE
L'amélioration de la productivité rizicole et la diversification des cultures sont donc essentielles ; mais il faut convaincre les villageois par des résultats visibles.
Des opérations pilotes de culture intensive de riz seront donc mises en œuvre sur de petites parcelles de paysans volontaires, à titre de démonstration. S'agissant de l'amélioration de la productivité rizicole, des opérations pilotes de culture intensive de riz seront mises en œuvre sur de petites parcelles, à titre de démonstration.
Afin d'assurer l’obtention de résultats significatifs, les principes suivants seront appliqués :
1/ identifier les paysans pilotes qui acceptent que l'on fasse la démonstration des
nouvelles techniques sur les terres qu'ils cultivent. Le choix sera défini après évaluation
du système de métayage ;
2/ fournir le matériel et l’outillage indispensables ;
3/ donner les semences sélectionnées, les plants ainsi que les engrais ;
4/ engager une ONG spécialisée pour l’étude, la formation et le suivi de l’opération ;
5/ faire réserver une partie de la production pour les semences de la prochaine campagne.
CULTURE DE CONTRE SAISON
A la suite de l’étude réalisée par l’ONG FAFIALA, il a été décidé de démarrer ces cultures de contre-saison de pommes de terre et de haricots en juin 2005 sous la conduite et la supervision d’un technicien agricole. Une trentaine de paysans sont concernés par cette opération. Les premiers résultats obtenus semblent prometteurs et doivent être mis à profit pour améliorer les cultures et les étendre en fonction des besoins. Les résultats de l'opération encouragent les villageois à poursuivre dans ce sens.